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14/10/2012

Maintenant, c’est à vous de jouer

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Les candidats, épuisés, ont tout donné. Les dés sont jetés. C’est l’heure de vérité.


Dimanche 14 octobre. Il faut avoir supprimé la télévision, jeté la radio, brûlé tous les journaux, boycotté les sites d’information, fui les regards des élus pour ignorer que ce dimanche ont lieu les élections communales. La campagne électorale est finie, les candidats n’ont plus qu’à attendre, anxieux, pleins d’espoir. Ils ont promis, promis, promis. Dans quelques heures, ils verront si leurs promesses ont été prises au sérieux, si leurs réalisations ont été appréciées.

Place donc à la démocratie. Les élus ont parlé. Les électeurs vont à présent sanctionner ou récompenser, saluer ou punir, siffler ou applaudir. Les enjeux sont majeurs. Sur le plan local, bien sûr, mais aussi sur le plan régional et fédéral. Car cette élection n’est pas tout à fait comme les autres. En Flandre surtout, où un homme a décidé de faire de ce scrutin une sorte test grandeur nature de sa grandeur. Voici une dernière petite synthèse. Après, à vous de voir

1 Faut-il aller voter ? Oui, il faut voter. Non seulement parce que le vote est obligatoire - n’en déplaise à la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom - mais aussi parce que l’occasion vous est offerte de peser, de choisir les personnes qui, dès janvier 2013, présideront aux destinées de votre commune ou de votre vile. Les abstentionnistes sont souvent ceux qui se plaignent du poids prépondérant des partis et de l’omniprésence des mêmes candidats au fil des élections. La seule manière de changer, de bouleverser l’ordre imposé par les partis, c’est de pointer l’homme ou la femme que vous souhaitez encourager.

2 Pour qui voter ? Chacun, évidemment, choisira en âme et conscience. Parfois il faut le reconnaître, le choix est difficile. Il arrive qu’on ne distingue pas facilement les différences réelles entre l’une ou l’autre liste, car celles-ci, surtout dans les plus petites entités, sont souvent des listes mélangées, d’intérêts communaux. Un conseil : plutôt que d’utiliser les tracts électoraux pour la flambée de samedi soir, prenez le temps de les lire, de les comparer. Il y a bien des différences. Votre journal préféré s’est aussi plu, ces derniers jours, à décortiquer les programmes et à les résumer de manière à vous aider dans vos choix ultimes. Rappelez-vous que vous pouvez voter pour plusieurs candidats d’une même liste. N’oubliez pas les femmes et les jeunes

3 Les dés sont-ils déjà jetés ? Bien sûr, dans plusieurs endroits, il y a des accords préélectoraux. Secrets, ils sont la négation de la démocratie, car ils ont pour but d’imposer une coalition, quel que soit le résultat des élections. Si ces accords sont révélés, il appartiendra aux électeurs de les confirmer ou de les dénouer. En Wallonie, le poids du vote revêt une importance particulière puisque c’est le candidat le mieux élu - celui qui aura obtenu le plus de voix de préférence - sur la liste la plus forte, qui sera bourgmestre. À moins, évidemment, que celui ou celle-là ne soit déjà ministre et compte le rester. Ce sera à vous de savoir s’il faut préférer un bourgmestre empêché - les ministres aiment conserver des attaches locales - ou un bourgmestre disponible à temps plein dès janvier prochain.

4 Le scrutin aura-t-il une influence sur le gouvernement fédéral ? Assurément, oui. Bien sûr, le scrutin est communal et provincial (sauf à Bruxelles). Mais le résultat des partis - celui de la N-VA et donc des autres partis flamands VLD, CD&V et SP.A - aura des répercussions. Peut-être ne faut-il pas attendre une radicalisation immédiate des partis flamands de la coalition - à quoi d’ailleurs servirait-elle ? - mais l’impact psychologique du score de la N-VA sera important. Important mais pas capital : ce n’est pas parce que la N-VA triomphe que le pays s’engagera nécessairement sur la voie de la dislocation en 2014. Et une éventuelle défaite de Bart De Wever à Anvers ne signifiera pas que la N-VA sera, à terme, rayée du paysage politique. Une règle en politique : au-delà de quelques mois, il est difficile de savoir comment peuvent évoluer les idées, les comportements. Il reste moins de 2 ans avant le scrutin fédéral. Autant dire : une éternité.

5 Des présidents de partis sont-ils menacés ? Sont surtout sur la sellette, Alexander De Croo (Open VLD) et Wouter Beke (CD&V). Chez les libéraux, il y aura de toute façon une élection présidentielle en janvier. Si l’Open VLD connaît un ressac important, De Croo sera sur un siège éjectable. Mais question : qui pourrait le remplacer ? Annemie Turtelboom ? Au CD&V, Wouter Beke a annoncé qu’il allait lancer une grande réflexion après le 15 octobre, pour clarifier la ligne du parti. C’est peut-être aussi une manière de se rendre indispensable. Cela dit, les relations internes entre Beke, Vanackere, Peeters sont à couteaux tirés. Mais Peeters et Vanackere n’ont aucune envie de changer de fonction. Et Beke restera sans doute faute de mieux. Côté francophone, même si le CDH s’enfonce, Lutgen ne devrait pas être menacé. Mais en interne on s’interrogera encore un peu plus sur son style Au PS, pas de souci pour Thierry Giet. Il restera au PS au moins jusqu’en 2014. Le duo Ecolo n’a rien à craindre. Quant à Charles Michel, il espère bien faire des étincelles.

 

Dimanche 14 octobre. Il faut avoir supprimé la télévision, jeté la radio, brûlé tous les journaux, boycotté les sites d’information, fui les regards des élus pour ignorer que ce dimanche ont lieu les élections communales. La campagne électorale est finie, les candidats n’ont plus qu’à attendre, anxieux, pleins d’espoir. Ils ont promis, promis, promis. Dans quelques heures, ils verront si leurs promesses ont été prises au sérieux, si leurs réalisations ont été appréciées.

Place donc à la démocratie. Les élus ont parlé. Les électeurs vont à présent sanctionner ou récompenser, saluer ou punir, siffler ou applaudir. Les enjeux sont majeurs. Sur le plan local, bien sûr, mais aussi sur le plan régional et fédéral. Car cette élection n’est pas tout à fait comme les autres. En Flandre surtout, où un homme a décidé de faire de ce scrutin une sorte test grandeur nature de sa grandeur. Voici une dernière petite synthèse. Après, à vous de voir

1 Faut-il aller voter ? Oui, il faut voter. Non seulement parce que le vote est obligatoire - n’en déplaise à la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom - mais aussi parce que l’occasion vous est offerte de peser, de choisir les personnes qui, dès janvier 2013, présideront aux destinées de votre commune ou de votre vile. Les abstentionnistes sont souvent ceux qui se plaignent du poids prépondérant des partis et de l’omniprésence des mêmes candidats au fil des élections. La seule manière de changer, de bouleverser l’ordre imposé par les partis, c’est de pointer l’homme ou la femme que vous souhaitez encourager.

2 Pour qui voter ? Chacun, évidemment, choisira en âme et conscience. Parfois il faut le reconnaître, le choix est difficile. Il arrive qu’on ne distingue pas facilement les différences réelles entre l’une ou l’autre liste, car celles-ci, surtout dans les plus petites entités, sont souvent des listes mélangées, d’intérêts communaux. Un conseil : plutôt que d’utiliser les tracts électoraux pour la flambée de samedi soir, prenez le temps de les lire, de les comparer. Il y a bien des différences. Votre journal préféré s’est aussi plu, ces derniers jours, à décortiquer les programmes et à les résumer de manière à vous aider dans vos choix ultimes. Rappelez-vous que vous pouvez voter pour plusieurs candidats d’une même liste. N’oubliez pas les femmes et les jeunes

3 Les dés sont-ils déjà jetés ? Bien sûr, dans plusieurs endroits, il y a des accords préélectoraux. Secrets, ils sont la négation de la démocratie, car ils ont pour but d’imposer une coalition, quel que soit le résultat des élections. Si ces accords sont révélés, il appartiendra aux électeurs de les confirmer ou de les dénouer. En Wallonie, le poids du vote revêt une importance particulière puisque c’est le candidat le mieux élu - celui qui aura obtenu le plus de voix de préférence - sur la liste la plus forte, qui sera bourgmestre. À moins, évidemment, que celui ou celle-là ne soit déjà ministre et compte le rester. Ce sera à vous de savoir s’il faut préférer un bourgmestre empêché - les ministres aiment conserver des attaches locales - ou un bourgmestre disponible à temps plein dès janvier prochain.

4 Le scrutin aura-t-il une influence sur le gouvernement fédéral ? Assurément, oui. Bien sûr, le scrutin est communal et provincial (sauf à Bruxelles). Mais le résultat des partis - celui de la N-VA et donc des autres partis flamands VLD, CD&V et SP.A - aura des répercussions. Peut-être ne faut-il pas attendre une radicalisation immédiate des partis flamands de la coalition - à quoi d’ailleurs servirait-elle ? - mais l’impact psychologique du score de la N-VA sera important. Important mais pas capital : ce n’est pas parce que la N-VA triomphe que le pays s’engagera nécessairement sur la voie de la dislocation en 2014. Et une éventuelle défaite de Bart De Wever à Anvers ne signifiera pas que la N-VA sera, à terme, rayée du paysage politique. Une règle en politique : au-delà de quelques mois, il est difficile de savoir comment peuvent évoluer les idées, les comportements. Il reste moins de 2 ans avant le scrutin fédéral. Autant dire : une éternité.

5 Des présidents de partis sont-ils menacés ? Sont surtout sur la sellette, Alexander De Croo (Open VLD) et Wouter Beke (CD&V). Chez les libéraux, il y aura de toute façon une élection présidentielle en janvier. Si l’Open VLD connaît un ressac important, De Croo sera sur un siège éjectable. Mais question : qui pourrait le remplacer ? Annemie Turtelboom ? Au CD&V, Wouter Beke a annoncé qu’il allait lancer une grande réflexion après le 15 octobre, pour clarifier la ligne du parti. C’est peut-être aussi une manière de se rendre indispensable. Cela dit, les relations internes entre Beke, Vanackere, Peeters sont à couteaux tirés. Mais Peeters et Vanackere n’ont aucune envie de changer de fonction. Et Beke restera sans doute faute de mieux. Côté francophone, même si le CDH s’enfonce, Lutgen ne devrait pas être menacé. Mais en interne on s’interrogera encore un peu plus sur son style Au PS, pas de souci pour Thierry Giet. Il restera au PS au moins jusqu’en 2014. Le duo Ecolo n’a rien à craindre. Quant à Charles Michel, il espère bien faire des étincelles.

V.d.W

06:31 Publié dans Autres, Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |

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