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11/10/2012

Liège: Un PTB nouvelle génération

PTB.gifMême Willy Demeyer en est sûr : le Willy Demeyer  va remporter un siège à Liège le 14 octobre. Pour la première fois en 24 ans, le Conseil communal comporterait donc un élu d’extrême gauche. Ou plutôt de la "gauche de la gauche", voire de la "vraie gauche" car le PTB réfute désormais cette étiquette d’extrême gauche et se positionne comme l’unique représentant de la gauche authentique.


Il n’y a qu’à voir son slogan de campagne à Liège pour ces élections communales : "Désolé Willy, cette fois je vote à gauche". Les cibles du PTB pendant cette campagne étaient claires. Finies les attaques contre la droite et l’extrême droite et bonjour le tir à boulets rouges sur le PS et Ecolo, accusés de ne pas mener une politique de gauche.

Le Parti des travailleurs de Belgique a opéré une profonde refonte en 2004. Il s’est séparé de la moitié de ses cadres dirigeants et a replacé le curseur idéologique. On met de côté les racines historiques maoïstes ou staliniennes; on oublie le matin du grand soir et on devient un parti pragmatique, tout en restant un parti d’opposition. Du coup, il fait moins peur, devient plus fréquentable et il augmente ses scores en 2006 (deux élus à Herstal grâce à plus de 9 % des voix, et un à Seraing). Mais à Liège la même année, point de percée fulgurante : le PTB ne réalise qu’un petit 1,45 %.

Un visage incarne ce PTB new look : Raoul Hedebouw. Le porte-parole national du parti, jeune, charismatique, habile communicateur, auréolé d’un capital sympathie même auprès de ses adversaires politiques (à Liège, il est à tu et à toi avec de grands noms du PS et d’Ecolo) emmène la liste à Liège. D’aucuns l’accusent de ne se présenter que pour donner une visibilité nationale au parti via un mandat local. Ce que Raoul Hedebouw réfute en arguant du fort ancrage du parti dans les quartiers et de son envie de s’investir pleinement dans la politique communale. Et en 2012, le PTB assume son envie d’aller au pouvoir. Ses candidats se disent en tout cas ouverts à la discussion, sur base de convergences programmatiques mais sans se faire de grandes illusions. A Herstal par exemple, le PS de Frédéric Daerden n’a jamais cherché à approcher le PTB. Même en cas de bons résultats ailleurs, des alliances sont très peu probables.

Reste à convaincre les électeurs. Le parti se présente à Liège, Verviers, Herstal, Seraing, Flémalle, Saint-Nicolas et Anthisnes sous le nom de PTB + car il inclut des membres du Parti communiste. Une grande première car l’extrême gauche était jusqu’alors incapable de se présenter en front uni. Il semble avoir réussi à conserver sa base électorale ouvrière tout en captant de nouveaux publics. Bénéficiera-t-il de l’effet "crise économique", de la fermeture de la phase à chaud d’ArcelorMittal ? Réponse dans quelques jours.

Isabelle Lemaire

Commentaires

Si le Mr et le PS font l'alliance que tout le monde annonce, je peux déjà vous dire que,le PTB va encore monter en 2014 et 2018....

Écrit par : Ben | 11/10/2012

"Même Willy Demeyer en est sûr : le Willy Demeyer va remporter un siège à Liège le 14 octobre."

Qui l' eut cru ?

Écrit par : nicolas lemoine | 12/10/2012

Les commentaires sont fermés.