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10/10/2012

Liège: KO l’extrême droite ?

Liège, Verviers, Seraing, Dison, extrême droite, FN, FNB, élections communalesLe 9 octobre 1994, c’est le choc à Liège, Verviers, Seraing et Dison. L’extrême droite, représentée par le Front national (FN) et Agir, réalise aux élections communales des scores cumulés compris entre 10 et 14 %. Elle fait son entrée dans les conseils communaux où elle rafle jusqu’à quatre sièges à Liège. Six ans plus tard, le phénomène se dégonfle déjà. Agir a disparu du paysage politique et il n’y a plus que trois élus FN ou FNB (Front national de Belgique) à Liège, Verviers et Dison. Ces formations récoltent en moyenne 4 % des suffrages.


En 2006, c’est la stagnation avec le maintien de trois élus dans ces mêmes conseils communaux. Les résultats électoraux sont toutefois légèrement à la hausse (8,43 % à Dison par exemple). Les scores à la Province, eux, sont beaucoup plus anecdotiques. Et l’année suivante, c’est l’éclatement du FN historique dont résultera l’éclosion d’une myriade de petits partis, certains ayant survécu jusqu’en 2012. Cette implosion, à mettre sur le compte de graves dissensions internes, signe le quasi-arrêt de mort des formations d’extrême droite.

Car pour le suffrage du 14 octobre, c’est la surprise : aucune liste d’extrême droite n’est présente à Liège et à Verviers. Comment cela s’explique-t-il ? Eh bien, de nouveau, on peut mettre en exergue les profondes divisions qui agitent la mouvance. Ses dirigeants, autrefois unis sous la bannière FN (aujourd’hui interdite pour cause de procès engagé et gagné par les Le Pen), ont tenté de se recaser en créant leur propre parti. Mais les militants se sont éparpillés et la mission de constituer des listes s’est avérée impossible dans bien des cas.

A Liège, l’unique conseiller communal FN, Joseph Frérard, ne se représente pas. Le septuagénaire n’a pas brillé par son action politique pendant la mandature. Grand ami de Daniel Féret, le fondateur du FN belge, il a bien cherché à reformer un parti, Fédération nationale, en vain. D’autres anciens leaders du FN, comme Juan Lemmens et Francis Detraux, ont fondé Wallonie d’abord, un parti qui se présente à Dison, Herstal (un candidat par liste), Flémalle et Seraing (deux candidats) et qui se définit comme "le principal mouvement francophone défendant les intérêts du Sud du pays". L’extrême droite qui avance aussi masquée puisque deux listes du Parti des pensionnés et du Parti populaire sont emmenées par des transfuges du FN (voir ci-dessous).

Il semble peu probable que ces petites formations fassent des scores remarquables. En moyenne en Wallonie, l’extrême droite est créditée de 6 % des intentions de vote. Dans les communes où elle est absente, leurs voix devraient se reporter sur la droite populiste.

Isabelle Lemaire

Commentaires

l'extreme droite a toujours ete censurée dans les médias francophones belges!!!bien que je n'aime pas leurs idées,ce procédé est absolument antidemocratique!!!!en France,le fn de marine le pen passe sur toutes les chaines,alors pourquoi cette censure totale en belgique francophone???pas etonnant qu'il n'y ait plus aucun parti d'extreme droite!!!le ptb,qui est pourtant l'extreme gauche radicale,et qui peut aussi etre considéré come dangereux pour la democratie,a pourtant accès aux medias,lui!!!alors,pourquoi deux poids,deux mesures???laissons les s'exprimer,nous verrons bien si ce qu'ils disent est dangereux!!!mais pour l'instant,ce système esttotalement antidemocratique!!!

Écrit par : daniel pik | 10/10/2012

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