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05/10/2012

Provinciales: Focus sur Namur

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Un millier de voix ! Précisément, 1 858 voix. Ce sont celles, sur 315 000 électeurs, qui ont séparé le PS et le MR aux élections provinciales de 2006 dans le Namurois. Soit 28,76 % des votes valables pour le PS, contre 28,12 pour le MR. A-t-on jamais vu deux dominants d’un déjà large territoire politique se tenir d’aussi près ?


Gouverneur : Denis Mathen
Majorité SORTANTE : PS-MR
Conseil provincial SORTANT : 18 PS, 17 MR, 14 CDH, 7 Ecolo

En 2000, l’ascendant du premier sur le second dépassait encore les 10 000 voix. Il faut dire qu’il y a 6 ans, le PS était déstabilisé par les "affaires", l’une d’elles touchant directement Namur-Ville (et coûtant finalement aux socialistes, lors d’un second round post-électoral, leur maïorat et leur participation au pouvoir local). D’ailleurs, la Ville influença la Province. Car avant le scrutin, le PS avait préparé un accord avec le CDH à la Province.

Or, dès le dimanche des élections, le PS ne manqua pas de faire revenir le MR à la table provinciale, histoire d’inciter le MR à poursuivre avec lui à la Ville en dépit d’une majorité en perte et trop étriquée. Que ce fût en vain à la Ville, on ne le sut que quelques jours plus tard…

Pour la province, c’était signé. Et c’est même un MR, pas un PS, le jeune Denis Mathen, qui fut désigné nouveau gouverneur en décembre. Bref, PS et MR se trouvent aujourd’hui au coude à coude. On n’a pas dit qu’ils se trouvent pour autant à couteaux tirés. Même si ce n’est pas dit, il est quasi certain que rouges et bleus entendent poursuivre ensemble… ce qui deviendrait la cinquième législature provinciale PS-MR.

De quoi pour celle-ci, notamment, ériger une nouvelle cité administrative qui paraît à ses opposants si dispendieuse en ces temps de crise et absurde dans la perspective de la réduction - au moins - des compétences provinciales à l’avenir ?

P.P.

Photo: Reporters

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