Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

02/10/2012

L’extrême droite est réduite à 20 communes

Petitjean-fn.gif

L’extrême droite francophone n’aligne que 24 listes le 14 octobre, réparties dans 20 communes. A Liège et à Verviers, elle a carrément disparu.


L’extrême droite francophone n’est décidément pas très en forme Depuis l’éclatement du FN belge "historique" en 2007, une constellation de (très) petites formations s’est reconstituée pour les élections locales du 14 octobre. C’est le règne de la division. Et les plaintes déposées par Marine Le Pen contre les groupuscules qui utilisent le sigle du FN français, ses initiales ou les initiales "LEPEN" pour mener leur campagne, n’arrangent certainement pas les affaires de ces derniers.

Résultat : depuis les dernières élections communales il y a six ans, le nombre de listes que l’on peut qualifier d’extrême droite a fortement diminué, selon les calculs que vient d’effectuer Résistances (l’observatoire belge de l’extrême droite).

En effet, à Bruxelles et en Wallonie, seules 24 listes locales ont été déposées au total pour le prochain scrutin. Elles sont réparties inégalement dans 20 communes différentes (il y en a donc parfois plusieurs en concurrence pour une même commune). Alors que la Wallonie compte 262 communes et la Région bruxelloise, 19. En 2006, l’extrême droite avait pu se présenter dans 33 communes wallonnes et bruxelloises. Sa présence a donc été drastiquement revue à la baisse.

"A Bruxelles et en Wallonie, 7 formations, partis ou groupuscules d’extrême droite se présenteront aux électeurs le 14 octobre prochain , relève Manuel Abramowicz, coordinateur de Resistances.be, le journal web de l’observatoire. On trouve le FN ASBL, c’est-à-dire le FN "canal historique" (qui se présente aussi sous le nom de LEPEN), la Fédération des nationalistes wallons (FNW), Démocratie nationale, Nouvelle Wallonie Alternative (l’un des héritiers du FN belge), Nouvelle Alliance Francophone (à Saint-Ghislain uniquement), Nation et, enfin, Wallonie d’abord."

En tête en termes de nombre de listes déposées, on trouve Wallonie d’abord qui aligne 8 listes, le FN ASBL qui en a 4, le FEW et la Nouvelle Wallonie Alternative qui en ont 4 également. Vu la division de l’extrême droite, les différentes formations se font parfois concurrence. Par exemple, on trouve 2 listes extrémistes à Pont-à-Celles et à Sambreville, mais on en trouve 5 en même temps à Charleroi, le bastion wallon de ce type de vote.

" En Wallonie, il n’y a plus que 154 candidats au total dans les communes qui se présentent sous l’une des bannières de l’extrême droite, contre 226 en 2006. On peut passer d’une liste à un seul candidat à une liste où on en trouve 23 (à Fleurus). Autre fait marquant : il n’y a pas de liste extrémiste à Liège alors que le FN "unifié" avait remporté 5 ou 6 % en 2006. Les autres formations politiques peuvent donc récupérer là un électorat important. Idem à Verviers où le FN pesait 6,8 % en 2006 Aujourd’hui, on ne trouve pas de liste pour le 14 octobre. Mais il y a une forte présence à droite avec le Parti populaire de Modrikamen et le MLD de Laurent Louis ", précise Manuel Abramowicz.

Du côté bruxellois, l’extrême droite francophone semble également mal en point : 3 listes pour 3 communes "seulement" alors qu’en 2006, cette partie de l’échiquier politique était présente dans 9 communes sur 19. " Et ces trois listes ne sont même pas déposées dans les fiefs électoraux tels que Schaerbeek, Molenbeek et Anderlecht , constate encore Manuel Abramowicz. Mais bien à Forest, Evere et Woluwe-Saint-Lambert ! "

Par contre, le Vlaams Belang est présent dans 6 communes de la Région bruxelloise pour ces élections. " Ils font campagne de manière bilingue et captent des voix francophones, on le sait. Mais la régression du Vlaams Belang est également claire : en 2000, il était présent dans 14 communes bruxelloises, dans 12 en 2006 et donc dans 6 en 2012. "

Frédéric Chardon

Les commentaires sont fermés.