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26/09/2012

Mont-Saint-Guibert: Sur les traces de son père

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Le 30 janvier 2011, le bourgmestre de Mont-Saint-Guibert, Jean-François Breuer, décédait après un accident vasculaire cérébral l’ayant plongé dix mois dans le coma. Une annonce qui a suscité un véritable choc dans la commune brabançonne wallonne. Du point de vue émotionnel, d’abord. Politique, ensuite.


Car, depuis, la confiance mutuelle qui régnait entre les différents groupes de la majorité s’est étiolée. Au point que deux listes issues de la précédente majorité se présenteront distinctement aux urnes. D’un côté, Notre Village, tirée par Paul Jadoul, bourgmestre sortant, et, de l’autre, l’Union communale.

Celle-ci sera poussée par Julien Breuer, le fils de Jean-François. À 27 ans, celui qui a fait ses études de marketing à l’Ephec de Louvain-la-Neuve et est en passe de créer sa propre marque de textiles, se présente pour la première fois aux élections, à la dernière place de la liste.

Pourquoi se présenter aujourd’hui et pas en 2006 ? “Mon père a toujours su apporter une sécurité et une certaine sérénité à Mont-Saint-Guibert, confie Julien Breuer. Il était fédérateur et, avec lui, on savait que la commune serait bien gérée. Mais, depuis son décès, les choses ne sont plus comme avant. Le développement de Mont-Saint-Guibert a pris une tournure qui n’était pas celle que souhaitait mon père. C’est devenu très anarchique. Il n’y a plus de vision à long terme. Notamment en termes urbanistiques et économiques.”

Julien Breuer espère donc, si pas d’obtenir un poste d’échevin, au minimum de siéger en tant que conseiller communal. “Quoi qu’il arrive, j’assumerai mon engagement politique envers les électeurs, avance-t-il. Mais je le ferai dans la continuité du travail de mon père qui, lui-même, voulait poursuivre le travail entamé par Jean Moisse (NdlR : bourgmestre décédé en 1997 et dont Jean-François Breuer avait pris la succession). Je veux redonner une certaine stabilité au développement de Mont-Saint-Guibert et ne pas accepter tous les diktats des promoteurs. Quand j’entends qu’on va créer près de 1.000 logements en cinq ans dans la commune, cela m’inquiète car il n’y a pas de vision transversale sur les problèmes qui pourraient découler comme celui de la mobilité.”

Et quand on lui demande s’il ambitionne un jour de devenir maïeur, Julien n’élude pas la question. “Je veux m’impliquer dans la vie politique de ma commune. Et si cela doit passer par le maïorat, j’assumerai !”

Y. N.

 

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