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25/09/2012

Alain Mathot: "On se balade et on dit bonjour"

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Souriants, les responsables de la mosquée remercient chaleureusement Alain Mathot d’être passé les écouter. 16h30, le bourgmestre, candidat naturel à sa propre succession, prend la route vers le thé dansant organisé par les seniors socialistes. Ceux-ci doivent l’attendre depuis une bonne heure déjà. La journée de campagne du "fils Mathot" est loin d’être terminée dans une ville qui lui semble acquise. Sa ville : Seraing.


Elle avait débuté vers 10h30, juste après ses permanences mayorales. Direction le marché du vendredi. Nul tract ou dispositif de campagne pour la petite équipe qui s’ébranle autour de la tête de liste PS. "Je fais campagne depuis que je suis élu" , justifie Alain Mathot. Il promène son imperméable beige en jeans et baskets, relax : "On se balade et on dit bonjour aux gens." Clin d’œil. En marchant, le maïeur PS plante le décor politique de Seraing : 64 000 habitants, dont 40 000 électeurs. Le conseil communal compte 39 membres, dont 26 sont socialistes. En 2006, le "fils de Guy" avait "scoré" : plus de 8 400 voix, un millier de plus que le meilleur score de son père. ArcelorMittal ? Grave, certes. Triste aussi. Mais peu de Sérésiens y travaillent encore, dit Mathot. Qui évalue toutefois le manque à gagner pour la commune en cas de fermeture : 4 à 10 millions d’euros de taxes.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Seraing, c’est un ciel barré par un gros tuyau (Arcelor) posé à quelques mètres des toitures de petites maisons ouvrières. Comme chaque vendredi, celles-ci surplombent un champ bigarré d’échoppes. Alain Mathot ne pénétrera le marché qu’un peu plus tard. Pour acheter de la mortadelle. Avec deux trois candidats de sa liste, il s’installe d’abord à la terrasse de la Taverne de la Place (Karaoké). "Salut, ça va ?" , Alain Mathot ne s’arrêtera plus de "biser", de serrer des pinces, de saluer. Ce n’est pas encore l’heure de l’apéro (clin d’œil) : les cafés sont commandés sur fond de musique tropicale. "On voit la santé d’une ville au nombre de grues à l’horizon , lance le jeune bourgmestre. Et ici, on commence à en voir." Effectivement, Seraing est en chantier. Quelque 120 millions d’investissements publics sur lesquels se sont greffées des dizaines de millions venus du privé. Pas peu fier de son bilan, Alain Mathot assure que sa ville remonte la pente. Mais la route est encore longue. "Il y a tant à faire", répétera-t-il tout au long de la journée. Le groupe est toujours assis mais la discussion porte bientôt sur les problèmes de Seraing. L’insécurité, notamment. Le bas de la ville doit compter avec 25 % de chômage chez les jeunes. "On ne leur donne pas d’espoir." La solution c’est l’emploi, selon Alain Mathot, les problèmes sociaux n’ont rien à voir avec l’immigration : "Ce n’est pas un problème de race mais d’emploi. Il y a cinquante ans on parlait des macaronis dans les écoles mais à l’époque il y avait le plein-emploi." Son raisonnement : l’emploi fait disparaître la discrimination à l’embauche et relance la jeunesse. On en revient aux grues et donc au retour de l’activité économique au cœur de Seraing.

Puis, la maison quatre façades, "c’est passé". Les gens veulent revenir en ville, poursuit le bourgmestre. Qu’offre la villa finalement ? "Le barbecue et les gamins qui courent dans la pelouse . Il faut pouvoir offrir ça aux gens en ville des espaces verts, des barbecues" , poursuit-il. On change bientôt d’établissement. Les "Get 27", et les premières bières sont servies, les "blancs glace" suivront. On rigole bientôt de la dernière polémique en date (le PTB réclamant son propre espace d’affichage) ou encore des déboires de la liste FDF, très embryonnaire. Sur une autre terrasse, un vieil homme interpelle le candidat. "Il n’y a plus de bal du bourgmestre ?" , demande-t-il. "Oui , répond Mathot, le 12 " Deux établissements plus tard, en route vers un petit restaurant situé au-delà de la Meuse. Un quartier difficile pour une rencontre avec le groupe de Sérésiens qui forment le gros de la liste PS. On entretient la bonne entente. De l’ambiance, il y en a. "Je suis vieux" , lancera un ancien de la tablée. "Maaaais non" , répliquera-t-on des quatre coins de la salle. L’ancien ponctuera son intervention par un : "A bas la calotte !", très nostalgique.

Alain Mathot quitte ses colistiers pour se rendre à la mosquée du centre de Seraing, à qui il a promis de rendre une visite officielle. "Nous avons soutenu votre candidature et nous espérons vous donner un coup de pouce pour les élections prochaines" , explique sans ambages la délégation de représentants du culte musulman. Ils demandent plus d’espace pour la mosquée, un carré musulman dans l’un des cimetières communaux, ainsi qu’un subside "On devrait pouvoir trouver une solution pour le cimetière" , répond très sérieusement Alain Mathot. Il rappelle que le pouvoir communal, en vertu de la sacro-sainte séparation de l’Eglise et de l’Etat ne peut subsidier une mosquée. "Ne me demandez pas de fermer des espaces verts, je veux en créer. Les gens veulent revenir en ville, la villa quatre façades, c’est terminé" , dit-il ne laissant guère d’espoir quant à l’extension du lieu de culte. Interpellé sur la discrimination à l’embauche et le voile islamique, Alain Mathot ne se démonte pas. Le voile dans l’administration, c’est "niet". Et puis, la priorité des priorités : c’est l’emploi. "Il y a cinquante ans, les femmes italiennes étaient voilées, mais il y avait le plein-emploi "

Mathieu Colleyn

Commentaires

Lamentable fils de, parvenu, ex-DJ, fraudeur dans une (?) intercommunale. Un vrai PS, quoi

Écrit par : Berenice | 29/09/2012

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