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20/09/2012

Bruxelles: La sécurité, “grande hypocrisie du fédéral…”

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Des boîtes fuyant par souci d’autoprotection; la “bombe à retardement” de Ribaucourt, royaume des dealers, etc. : rien d’étonnant à ce que la campagne se cristallise sur la sécurité ! Les quatre candidats bourgmestres (!) et un petit poucet – le FDF - ont accepté d’en disserter. Moments clés de deux heures d’un débat… mouvementé.


Ouvrons par un cas concret. Ribaucourt/Léopold II défraie souvent la chronique. Des réactions sur cette récurrence ?

A. E. K.  : “Ce n’est pas neuf; ça fait 30 ans. Le quartier comprend des dizaines de drogués – drogues dures. Malgré de gros investissements dans la réhabilitation… Mais peut-on forcer des gens à se soigner ? Conséquence : l’image de la commune est exécrable. Tolérer ce trafic-là, ça me donne l’impression de verser des seaux d’eau dans le désert…”

S. T. : “En mars, Écolo a défini un plan d’action 2012 pour lutter contre ces commerces. La répression incluait des opérations coups de poing, la fermeture de cafés. La prévention visait les usagers. Les drogues dures ou douces ont des effets négatifs sur les parcours scolaires. Sanction et cohésion sociale incluaient un aspect sanitaire; suggéraient une confrontation entre riverains et usagers.”

F. S. : “Des dealers et consommateurs, il y en a partout. On trouve des seringues… Il y a une politique générale à mener avec des cibles particulières.”

M. V. : “Le problème touche aussi les autres niveaux de pouvoir. Par exemple, les usagers se cachent dans le métro. Je pense, par ailleurs, entamer une réflexion sur les compétences des gardiens de la paix. L’on a oublié la prépondérance de leur rôle.”

P. M.  : “Les interventions sont régulières. Mais c’est sans compter le principe de pompe aspirante. On a souvent retrouvé des clients, pas trafiquants, dans des états terrifiants. Jusqu’à un décès… On essaie, avec le Fond des assuétudes, de les convaincre de se laisser soigner. Les résultats ? Très, très modestes. Sur Ribaucourt, la pression est forte. Si bien qu’en réalité, le problème se déplace aux Étangs noirs.”

En dépit des efforts, la commune semble dépassée…

P.M.  : “La plateforme Ribaupôle existe. Nous allons réfléchir à une possibilité de financement. Ceci dit, une expérience liégeoise, très lourde et coûtant un prix fou, affiche des résultats peu brillants. C’est la seule expérience qu’autorisent les parquets, en Belgique. Et à défaut de résultats positifs, il n’y en aura pas de deuxième. On cherche.”

Des règlements à la sauce de la Ville (interdiction d’alcool après 22 h, etc.), c’est un arsenal qui peut aider ?

P. M.  : “Ça me paraît un peu extrême. Une circulaire du parquet indique que la consommation n’est pas répréhensible. Puis, en matière de drogues, on dit qu’on ne peut pas vendre… mais on peut acheter ! Cette incohérence a pour effet un nid de complications.”

S. T. : “Les mesures de la ville valent pour des quartiers spécifiques. Mais il y a d’autres choses à faire. Pour la drogue, la normalisation du cannabis entraîne une consommation abusive. La loi fédérale ? Un système hypocrite. Il faut un débat au fédéral…”

Comment agir ?

F. S. : “Dans un lieu comme le parc Pévenage, derrière la rue des Fuschias où le phénomène se déplace, la police intervient. Mais rien ne se résoudra sans l’appui de la police fédérale, sans l’appui de la Région, sans l’appui des communautés.”

M. V. : “Le travail doit aussi se faire avec la Stib et le fédéral. Les gardiens de la paix peuvent aussi intervenir, dissuader, soutenir. Peut-être faudrait-il mener une réflexion sur leurs compétences. Les policiers sont parfois frileux car ils ne se sentent pas respectés. Remettons ces deux fonctions essentielles au premier plan.”

P. M. : “Les policiers frileux ? Ceux qui agissent en cette matière, on ne les voit pas. Vous savez, pour coincer des dealers, il faut un dossier en béton. Des policiers doivent les filmer tandis que d’autres leur mettent la main dessus. Cela se fait en civil. Rien que cette année, ils ont procédé à environ 60 arrestations judiciaires de dealers.”

Ne serait-ce qu’un gros pavé dans la mare ?

P. M. : “Nous disposons d’une unité de répression et d’une bonne collaboration avec le parquet. L’an dernier, j’ai réuni tout le monde pour susciter cette collaboration. Nous sommes plus efficaces qu’auparavant. Mais ce trafic, il faut savoir qu’il se passe à un niveau international. Il y a 18 mois, on a constaté une lutte d’influence entre gangs de trafiquants. D’où, encore, l’indispensable soutien du fédéral et ce, d’autant plus que la police judiciaire (PJ) de Bruxelles est très affaiblie.”

Guy Bernard

Commentaires

TSP$ tout sauf P$ dans la région et à Molenbeek.
Tout sauf Moureaux et ses complices d'hier et de demain.
Pour mettre fin au règne calamiteux (le mot est faible) du potentat de 1080 pas une voix pour LB PS ni le MR qui pendant 6 ans a (et va) servi(r) de roue de secours à ce laxiste nihiliste.
Insécurité,pas de contrôle de la composition des ménages, insalubrité, immigration incontrôlée, pléthore d'emplois de complaisance...

Écrit par : Le Hérisson | 27/09/2012

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