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18/09/2012

Le PS veut effacer la défaite de 2006

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Au PS, on ne veut pas revivre le drame des dernières élections communales, celles de 2006, qui avaient eu lieu pendant les “affaires” de Charleroi. Chaque jour amenait son lot de “maladresses”, de “malversations” commises par l’un ou l’autre camarade. Les socialistes avaient mordu la poussière. Pas partout, cependant : à l’époque, Michel Daerden, avait limité la casse à Liège. À Seraing aussi, Alain Mathot avait sauvé les meubles. Mais ailleurs, et en particulier à Charleroi (moins 13 %), les dégâts avaient été importants. Et même à Mons, Elio Di Rupo, qui s’offrait généralement des résultats environnant ou dépassant 60 %, n’avait sauvé que de justesse sa majorité absolue (51 %).


Pour ce nouveau scrutin communal, tous les espoirs sont donc permis… Le PS rechigne à désigner un objectif en particulier, le maïorat de Namur, de Mouscron ou de Nivelles, par exemple. Les socialistes préfèrent afficher une ambition globale : celle de reprendre les citadelles perdues et de conforter celles qui sont déjà dans les mains rouges.

Exemple symbolique : Charleroi, évidemment. L’arrivée de Paul Magnette doit redorer l’image d’un PS accablé par tant d’affaires. L’homme a non seulement pour mission de gagner – cela ne posera pas de problème – mais aussi de changer l’image d’une ville gérée depuis la nuit de temps par le “Péèss”. Ce sera moins facile. Le PS devra se choisir un allié. Le CDH semble s’imposer. Mais comme partout ailleurs, les humanistes doivent démontrer que leur assise électorale demeure suffisante.

Ce sera également le cas à Liège. Il n’y a pas de rival pour Willy Demeyer, maintenant que Didier Reynders a émigré à Uccle. Il y a juste une question sur le parti avec il choisira de s’allier. En toute logique, il devrait conserver le CDH, à moins que celui-ci ne devienne trop fluet. Car l’éloignement de M. Reynders pourrait favoriser un rapprochement PS-MR.

Même si les socialistes ne veulent pas pointer Namur comme objectif principal, on sent bien que “le” combat est là. Au pouvoir depuis la fusion des communes (1976), les socialistes avaient été écartés de l’hôtel de ville il y a six ans, après que le PS local s’y soit déchiré (Close et Anselme) et après qu’une élue MR ait encouragé son parti à briser l’accord avec le PS pour choisir d’autres alliés (CDH et Ecolo). Le PS a mis le paquet pour qu’Eliane Tillieux, ministre régionale, reprenne ce bastion. Mais le duel sera rude : car Maxime Prévot (CDH), en poste depuis février 2012, a déjà pris les habits de bourgmestre et son travail y est remarqué. En fait, c’est le MR qui pourrait jouer les arbitres. Une alliance PS-CDH n’est pas envisageable car les deux listes veulent le maïorat. Il faut donc s’attendre à une reconduction de l’alliance actuelle (avec Prévot comme bourgmestre) ou à une coalition PS-MR, avec Eliane Tillieux en première citoyenne de Namur.

Ailleurs, en Région wallonne, on notera quelques enjeux intéressants. Celui de Tournai, par exemple. Rudy Demotte a-t-il eu le temps de convaincre ? Et s’il est élu, qui désignera-t-il comme bourgmestre faisant fonction sachant que lui, restera ministre… à la Région wallonne ou… au fédéral.

A Mouscron, face à Alfred Gadenne (CDH) qui brigue un deuxième mandat, le PS voit en Annick Saudoyer une challenger sérieuse. Sur sa liste, pour l’aider, Christiane Vienne ne ménage pas ses efforts. Mais les Mouscronnois, ni les autres citoyens d’ailleurs, n’ont pas encore goûté aux intérêts de son livret B. On épinglera qu’à Dinant Benoît Bayenet ne part pas d’office battu. Mais Richard Fournaux (MR), blanchi par la Justice, semble au sommet de son art. Dans le Brabant wallon, André Flahaut, le président de la Chambre, espère enfin conquérir le maïorat de Nivelles. Il aura au moins le mérite de la persévérance.

Passons à Bruxelles. Tous les yeux sont tournés vers Schaerbeek. Laurette Onkelinx, tête de liste PS, a dit sa volonté de sceller une grande alliance. Mais avec quel partenaire ? Le bourgmestre sortant ? Cela semble difficilement envisageable. D’autant qu’un accord LB + Ecolo + CDH a été noué. Mais qui sait. Avec le MR ? Encore faut-il que ce soit arithmétiquement possible. Et politiquement aussi. Les relations entre Mme Onkelinx et le président du MR, Charles Michel, se sont dégradées, après leurs vifs échanges lors de la libération de Michelle Martin. Mais en politique, il ne faut jamais dire jamais.

Autre commune “prenable” par le PS sur le territoire de Bruxelles : Anderlecht. Ce n’est pas que l’entente entre Eric Thomas et Fadila Laanan y soit parfaite. Mais les Anderlechtois ont peut-être envie de changement face au très (trop) discret Gaëtan Van Goidsenhoven (MR).

Voilà pour ce petit tour d’horizon. Le 14 au soir, on fera les comptes. En 2006, le PS avait conquis 105 maïorats et fait élire 1 218 conseillers communaux. Les socialistes sont actuellement présents dans 169 majorités sur les 281 communes (269 wallonnes et 19 à Bruxelles). Pour le PS, l’objectif du 14 octobre est donc clair : faire mieux qu’en 2006.

V.d.W.

Lire aussi: Le MR veut faire aussi bien qu'en 2006

Commentaires

On va effacer des voix (PS) une nouvelle fois

Écrit par : Le Hérisson | 18/09/2012

A Schaerbeek, Onkelinx candidate empêchée par ses fonctions (SIC) ET par les électeurs (Ânes de Schaerbeek mais pas pigeons)
A Molenbeek, le labo social (SIC) de Moureaux va devoir mettre la clé sous la porte, si les électeurs boudent le PS / LB et leurs associés du moment

Écrit par : Le Hérisson | 18/09/2012

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