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04/09/2012

Liège: Quelle majorité autour d'un Willy Demeyer?

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Le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS), en poste depuis 1999 dans la cité ardente, ne semble pas devoir être inquiété lors des élections communales d'octobre. Les spéculations vont cependant bon train quant à la constitution de la future majorité qui pourrait émerger au lendemain du scrutin.


La majorité sortante PS-cdH s'est targuée dans son bilan d'avoir pu assainir les finances publiques de la Ville et stabilisé les additionnels alors que le nombre d'emplois a augmenté durant la législature.

Ce bon bilan n'entraînera cependant pas une reconduction automatique de l'actuelle alliance. La confrontation des programmes et les résultats électoraux du 14 octobre seront autant d'éléments qui seront pris en compte.

Le départ pour Uccle, en Région bruxelloise, de l'ex-président du MR Didier Reynders, "meilleur ennemi" des socialistes liégeois pourrait changer la donne. Lors des élections de 2006, Willy Demeyer (19.000 voix) l'avait emporté sur son principal concurrent (17.250). Cependant, l'écart en sièges s'était réduit entre les deux formations ayant gagné les élections (21 sièges pour le PS, +1, et 14 pour le MR, +3), le cdH reculant nettement (7 sièges, -3). Le PS avait malgré tout choisi de poursuivre l'aventure avec les centristes.

Tête de liste MR, la sénatrice de Communauté Christine Defraigne - 6.417 voix comme tête de liste sur le canton de Liège aux régionales de 2009 - espère favoriser l'entrée de sa formation au Collège. Dénonçant le "mauvais bilan" de la majorité sortante, elle fustige notamment la taxation trop élevée des commerçants dans une campagne intitulée "Liège, autrement! ".

Du côté cdH, on fourbit ses armes face à cette menace en défendant aux côtés des socialistes des "indicateurs stratégiques en progrès" dans le cadre du redéploiement de la Ville. Tête de liste, le premier échevin Michel Firket pourra notamment compter sur l'arrivée de la députée européenne Anne Delvaux qui s'est installée dans sa ville natale.

Dans l'opposition, du côté d'Ecolo (6 sièges), en recul de 2 sièges en 2006, la chef de groupe Bénédicte Heindrichs sera tête de liste avec un programme défendant une meilleure qualité de vie, une plus grande participation citoyenne et une politique de mobilité qui dépasse le choix du tram, l'un des dossiers emblématiques de la législature écoulée.

Lié à la candidature de la ville à l'organisation de l'Exposition 2017 censée contribuer au redéploiement économique liégeois, ce projet de tram a animé la vie politique locale aux côtés d'autres dossiers comme la saga du Centre sportif de haut niveau que Liège souhaitait abriter et qui déboucha finalement sur un report, la concurrente Louvain-la-Neuve, dans le Brabant wallon, étant retenue pour la construction d'un Hall sportif indoor.

L'impact de la fermeture, confirmée fin juillet par le sidérurgiste ArcelorMittal, de la phase à chaud qui conduira à la suppression de près de 800 emplois, continuera immanquablement à mobiliser les forces politiques locales. Chargé du dossier au gouvernement wallon, le ministre de l'Economie Jean-Claude Marcourt poussera la liste PS aux communales.

Pour les socialistes, l'un des enjeux sera d'éviter un éparpillement de voix à gauche. Dans le collimateur des petites formations de gauche, le parti doit gérer l'image du gouvernement Di Rupo dont la prise de responsabilité est assimilée par d'aucuns à un renoncement de ses valeurs.

Le PTB a choisi d'aller en campagne avec comme slogan un "Désolé Willy, cette fois-ci je vote à gauche", en clin d'oeil au bourgmestre Demeyer. Son porte-parole Raoul Hedebouw est tête de liste à Liège. Le PTB espère avoir un siège. Il avait obtenu 1,45% des voix en 2006.

Enfin, les Liégeois auront, dans le choix des listes qui s'offrent à eux, la possibilité de voter pour Vega (Verts et à Gauche), une "coopérative", qui défend un programme écologique et socialiste pour la Ville.

Parmi les originalités de ce programme, on retrouve l'idée d'installer des "Cannabis social clubs" sur le modèle développé par l'association anversoise "Trekt uw plant". Celui-ci consiste en la mise en place de plantations collectives de cannabis destinées à la consommation personnelle des planteurs.

L'ancien président de la FEF François Schreuer, militant dans le secteur de l'urbanisme et de la mobilité, tire la liste Vega sur laquelle figurent notamment le moine capucin Germain Dufour, ancien parlementaire Ecolo, et Pierre Eyben, ex-porte-parole du parti communiste.

Belga

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