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04/09/2012

Anvers: le théâtre du duel le plus suivi du pays: Janssens contre De Wever

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S'il est une élection locale qui va attirer tous les regards le 14 octobre prochain, c'est bien celle d'Anvers. Le bougmestre sortant Patrick Janssens (sp.a) y est opposé à l'homme politique le plus populaire de Flandre: le président de la N-VA, Bart De Wever. La ville portuaire, la plus grande de Flandre, est une habituée des chocs électoraux.


En 2006, Patrick Janssens y fut opposé au chef de file du Vlaams Belang local, Filip Dewinter.

Le socialiste l'avait nettement emporté, le sp.a devenant par la même occasion le plus grand parti d'Anvers, loin devant l'Open Vld, le cartel CD&V/N-VA et Groen.

Six ans plus tard, la donne a toutefois changé avec le phénomène Bart De Wever, tête de liste N-VA et candidat bourgmestre affiché.

Pour Patrick Janssens, la partie s'annonce dès lors très serrée. Les chances de voir les deux hommes former une coalition après le 14 octobre sont d'ailleurs bien réelles.

S'il remportait les élections, Bart De Wever deviendrait alors le premier nationaliste flamand à enfiler l'écharpe maïorale à Anvers. Une fonction qu'il dit vouloir exercer durant toute la législature. Mais avec une petite réserve.

L'homme sera à coup sûr président de parti jusque 2014, année où se dérouleront des élections législatives, régionales et européennes. Un scrutin multiple que la N-VA a bien l'intention de gagner. Et dans ce cas, une fonction exécutive importante pourrait alors se présenter à lui, ce qui le contraindrait à céder son siège de bourgmestre.

Confronté à l'homme le plus populaire de Flandre, Patrick Janssens assure urbi et orbi n'avoir aucune crainte. Il escompte même réitérer le résultat de 2006, lorsque le sp.a avait atteint 35%.

Pour convaincre ses électeurs, le bourgmestre sortant met son bilan en avant: "Celui qui veut savoir ce que je vais faire les six années à venir n'a qu'à regarder ce que j'ai fait ces six dernières années...", fait-il valoir.

Si le scrutin anversois se résumera à un duel Janssens-De Wever, il conviendra toutefois de garder un oeil sur un troisième homme: Filip Dewinter.

Même s'il perdra à coup sûr des plumes au profit de la N-VA le 14 octobre prochain, l'homme espère bien conserver suffisamment de voix pour jouer un rôle décisif lors de l'après-élection.

Un résultat relativement élevé pour le Vlaams Belang pourrait mettre Bart De Wever en difficultés devant une partie de son électorat.

L'intéressé devrait en effet justifier pourquoi il n'installe pas enfin une majorité de droite à la Ville, renvoyant ainsi les socialistes dans l'opposition après 80 années passées au pouvoir...

L'Open Vld espère de son côté faire de ce scrutin le début d'une nouvelle ère. En déclin, les libéraux anversois ont vu leurs deux échevins passer à la N-VA. Dans le but d'inverser la vapeur et de relancer les libéraux, la ministre de la Justice Annemie Turtelboom a emménagé à Anvers. Celle-ci a élaboré une liste renouvelée, avec notamment le chef de la police locale Eddy Baelemans et une directrice d'athénée, Karin Heremans. Mais les derniers sondages ne lui sont guère favorables.

Les écologistes de Groen ont eux aussi mis le paquet à Anvers, avec la chef de groupe à la Chambre Meyrem Almaci comme tête de liste, et le président de parti Wouter Van Besien en deuxième place. Ils pourraient bien priver la liste de Patrick Janssens de plusieurs voix.

Cette bataille pour le vote de gauche sera également attisée par plusieurs petites listes, dont celle du Parti des Travailleurs de Belgique (PVDA). Celle-ci est menée par le président du parti, Peter Mertens, auteur d'un récent livre sur la crise "Hoe Durven Ze? " (Comment osent-ils? ) qui a connu un succès aussi joli qu'inattendu en librairie.

Belga

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