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27/06/2012

Tubize: Rupture avec D’Orazio

L’échevin Samuel D’Orazio, qui demandait un pas de côté de Philippe Angillis, se voit retirer ses attributions par le collège.

La semaine dernière, le DPS, parti de l’échevin Samuel D’Orazio, avait demandé au bourgmestre Raymond Langendries d’écarter, temporairement, l’échevin des Sports Philippe Angillis. "Il ne fallait évidemment pas l’interpréter comme une mise en cause, précisait hier encore l’échevin de l’Emploi. Mais juste comme une mesure temporaire pour que la campagne électorale ne soit pas polluée par des suspicions et des mises en cause de personne alors qu’on doit présenter le bilan d’une équipe." La sortie n’a en tout cas pas plus au bourgmestre Langendries. "Pas question d’écarter Philippe Angillis, qui a toute notre confiance", avait précisé le maïeur lors du conseil communal auquel ne participait pas Samuel D’Orazio. Et hier, celui-ci a reçu un mail reprenant le contenu d’un recommandé que le collège lui a envoyé. Il s’agit, ni plus ni moins, que de constater une rupture de confiance. En conséquence, les autres membres du collège ont décidé de lui retirer ses attributions. Ceux qui suivent l’actualité tubizienne depuis des années se rappelleront qu’une telle mésaventure était également arrivée à Bruno Soudan Le collège laisse toutefois la possibilité à Samuel D’Orazio de venir s’expliquer jeudi à 19 h à l’hôtel de ville. Ce que l’avocat ne compte pas faire. "Alors que je demandais que quelqu’un fasse un pas de côté parce qu’il est poursuivi en correctionnelle, on me demande de venir me justifier devant une sorte de semi-tribunal, souligne Samuel D’Orazio. Tout cela parce qu’au fond, j’ai usé de mon droit d’homme politique et de simple citoyen, qui est de pouvoir m’exprimer librement. C’est quand même surprenant ! Alors non, je n’irai pas. Ce que je demande, c’est plutôt la sanction des électeurs "

Sur le fond, Samuel D’Orazio affirme que la demande que son collègue soit écarté temporairement du collège n’avait rien d’un coup politique. Il s’agissait, dit-il, de ne pas donner des arguments à l’opposition pour que la campagne qui commence se limite à des arguments faciles et électoralistes.

Vincent Fifi

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